Former c’est d’abord choisir, c’est ensuite ouvrir

juillet 2015

Que de questions avant de mettre en place une formation aux outils numériques : faut-il montrer ceci ou cela ? partir d’ici ou de là ? aller vers telle pratique ou telle autre ?

Dans un premier temps, il faut choisir, et d’une certaine manière imposer ses choix.

Prenons le cas d’une formation pour l’utilisation d’une plateforme pédagogique, de type « premiers pas ». J’explique d’abord « à quoi sert une plateforme pédagogique » et je choisis d’insister sur

Cela me conduit à montrer (dans Moodle, mais cela n’a guère d‘importance) les forums et les chats (prononcer tchat), les outils « Page », « Dossiers » et « Devoirs » et enfin les « Tests ».

Il s’agit bien d’un choix subjectif : il y a tellement de possibilités, avec chacune son utilité dans tel ou tel contexte. Mais comme il faut bien commencer par quelque chose, allez hop, on ne discute pas et on s’y met ! (oui, il faut s’y mettre car en matière d’usages pédagogique du numérique, c’est la pratique qui déclenche la réflexion).

Ensuite, vient le temps d’une première réflexion (officiellement collective, mais en fait très dirigée). Avec ce genre d’outils, il doit être possible de :



Ensuite, les questions peuvent surgir et c’est là, qu’en fonction des contextes de chacun, des habitudes et des comportements, des objectifs et des méthodes, il faudra savoir ouvrir de nouvelles portes.

Les contextes sont très variés, mais il me semble qu’il y a deux critères qui orientent l’utilisation des plateformes pédagogiques : les effectifs et les parts respectives du travail en présence et du travail à distance. Un enseignant qui se retrouve face à 200 étudiants en présence, répartis en groupe de TD ne posera pas les mêmes questions qu’un collègue avec 15 étudiants en master, ou un autre avec 50 étudiants entièrement à distance. À partir de ces deux éléments, il apparaitra utile ou non de parler de leçons structurées, de rendez-vous en visioconférence, d’évaluation par les pairs, de parcours conditionnels, de suivi, de rapports statistiques et autres fonctions toutes plus performantes (et complexes ?) les unes que les autres.

Dans un premier temps, je fais des choix pour éviter l’effet « usine à gaz », mais ensuite j’essaie d’ouvrir de nouvelles perspectives et de faire en sorte que chacun puisse découvrir ce qu’il pourra expérimenter, ce qui lui sera utile.



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Thierry Marchand,

thierry@onef.fr