Le présentiel enrichi par les ressources numériques

juillet 2014

Dans le cadre du C2iniveau 1, mon travail consiste à développer les compétences numériques des étudiants de licence. Il s’agit de leur permettre la maîtrise des outils qui leur seront utiles tout au long de leurs études, ainsi que pour leur insertion professionnelle.

Les séances se passent dans des salles équipées et je donne un travail à faire avec un objectif et des consignes qui obligent à faire appel des méthodes et des fonctionnalités bien particulières. Mais je n’explique pas ces méthodes ni ces fonctionnalités. Par contre, je mets à disposition les explications nécessaires sous formes d’un ensemble de brèves vidéos que j’ai préparées en amont. Les premières ne supposent pas de prérequis particuliers, de façon à ce que personne ne soit bloqué d’entrée. Les étudiants les consultent simplement s’ils en ont besoin, et au moment où ils en ont besoin. Ils peuvent compléter les ressources spécifiquement préparées pour la séance par celles qu’ils peuvent trouver par eux-mêmes sur le web.

Cette façon de faire me permet d’éviter deux écueils qui cassent l’attention des étudiants :

D’un point de vue extérieur, cela donne parfois une impression étonnante : les étudiants sont devant leurs écrans, avec des écouteurs aux oreilles pour écouter le prof qui se tourne tranquillement les pouces ou bien qui traite son courrier électronique.

En fait, le temps libéré est précieux : du fait que les étudiants écoutent les conseils dont ils ont besoin par le truchement de courtes vidéos, l’enseignant est disponible pour des entretiens individuels à chaque séance. Suivant le contexte, ce dialogue régulier peut être particulièrement fructueux.

Avant d’évoquer le contenu de ces entretiens, il me faut raconter comment j’évalue les étudiants de licence. Pour chaque TD, il s’agit de remettre un document (sous forme numérique bien entendu) qui est noté sur une échelle simpliste :

À chaque séance, le temps libéré par le dispositif mis en place, permet de consacrer 5 à 10 min. par étudiant, pour commenter le travail de la semaine précédente. Et si celui-ci n’est pas satisfaisant, les conseils personnalisés permettent de l’améliorer, et obtenir la note 2, celle de la validation (le 3 est réservé à ceux qui font « tout bien du premier coup »).

Je dois cependant préciser qu’il y a un revers à la médaille : lorsque la même erreur se trouve dans 10 copies, je répète 10 fois la même explication. Mais j’essaye de faire à chaque fois comme si c’était la seule, puisque ce n’est pas le même interlocuteur.

Ce qui est important, c’est que loin de se tourner les pouces, l’enseignant fait en sorte que chaque étudiant puisse valider les compétences nécessaires. Quel beau métier !

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Thierry Marchand,
thierry@onef.fr