Ma découverte de la constante macabre

Je me souviens d’un incident lors d’une de mes premières années en collège : après un cours en 6° sur la médiatrice, j’ai un peu « triché » en remplissant le cahier de texte. En effet, après avoir noté et fait noté qu’il y aurait un contrôle à telle date, en écrivant sur mon cahier personnel, j’ai dit comme si je me parlais à moi-même : « première question, demander les 2 propriétés de la médiatrice, deuxième question prendre l’exercice 5 de la page 43 ». Les élèves avaient très bien entendu, tout en pensant que ce n’était pas à eux que je parlais. Il y a eu à ce contrôle de meilleures notes que d’habitude dont un nombre important de 20 sur 20 (de mémoire, presque la moitié).

Le jour de la remise des notes, me laisse deux images opposées. D’un côté, le sourire des élèves (« on vous a bien, Monsieur » « en êtes-vous sur ? » et de l’autre, les réactions choquées de certains de mes collègues lorsque qu’en salle des profs, j’ai raconté ma petite manipulation : « Mettre autant de très bonnes notes, ça ne veut rien dire, c’est n’importe quoi ». Dans cette ambiance où le plaisir de la réussite collective est douché par la « constante macabre », il est difficile d’évoluer.

retour

Thierry Marchand,

thierry@onef.fr